Parution dans Le Républicain Lorrain, 26 Janvier 2026

Parution dans Le Républicain Lorrain, 26 Janvier 2026

Inès Forette Les Mimières Républicain Lorrain
  
  
Article rédigé par Frédérique Thisse, Photo d'Armand Flohr. 

"Inès Forette a créé sa société Les Mimières il y a trois ans.
La jeune femme de 33 ans, originaire de Fontoy, réinvente et remet en lumière d'anciennes lampes, d'anciens globes en verre de toutes les formes, de toutes les époques.
La démarche de la créatrice, passionnée de déco, est aussi délicate que ses productions.

La lumière éblouit, rayonne, apaise, rassure. Elle se module, joue sur l'humeur, fixe une ambiance. Un pouvoir qu'une jeune créatrice de Fontoy exploite avec passion dans son atelier. «J'ai un ADN de moustique », sourit-elle.


Inès Forette a 33 ans. Elle fabrique des lampes. Des lampes qui ont une âme. Elle donne une seconde vie aux lustres de mamie. C'est d'ailleurs la formule consacrée pour définir sa société, Les Mimières, créée en décembre 2022. Inès est une pro de la déco, une accro des brocantes, une amoureuse du vintage.

Un jour, elle craque monte des lampes de chevet,
sur un luminaire vendu aux puces. Le prix est trop élevé. 
Elle prend l'objet en photo et soumet le cliché à son papa bricolo qui lui reproduira à partir de globes en verre chinés. Un déclic.

Inès a réitéré. Elle s'est entraînée. Trois ans plus tard, sa production est bluffante. Elle monte des lampes de chevet,des appliques, des lustres, des baladeuses. Chaque pièce est unique. Chaque globe en verre (qui entoure ou enferme l'ampoule) a une histoire, raconte une époque. 

Des formes géométriques Art déco à la boule plus seventies en passant par l'opaline. Inès Forette les remet sur pied, adapte le support, mélange les styles. "Comme on compose un bouquet de fleurs" illustre-t-elle. La créatrice traque tout ce qui pourrait l'inspirer sur les vide-greniers et autres sites de vente d'occasion en ligne pour gonfler son stock. 

"Il y a un côté chasse aux trésors."

Douille, fixation, alimentation électrique sont principalement achetées chez un fournisseur en Italie. Tout est ensuite monté sur mesure. 

Illuminer un souvenir

La jeune femme se plaît à rallumer la lumière là où elle s'était parfois éteinte. 

"Une cliente qui vidait la maison de sa maman ne savait pas quoi faire des luminaires en verre. » Inès les a réinventés. « Et ils sont finalement restés chez la cliente.»


Lisette, Léontine, Henriette, Ilda, Roberte, ses montages portent des prénoms de mamie. «J'ai commencé par les miennes, celles de mes co-pines. Je continue avec celles des personnes qui me passent commande.»

Dans ses mains, les objets se recyclent, mais ils se réincarnent surtout.

La déco est encore une activité secondaire pour cette entrepreneuse, responsable marketing au Luxembourg dans le domaine de l'informatique. Pour l'heure, Les Mimières n'existent que sur internet. 

« Le nom de ma société est inspiré par ma sœur Maëlis qui n'arrivait pas à prononcer le mot lumière quand elle était petite. Chez nous, c'est resté », s'amuse Inès.


Ses yeux foncés brillent tout autant que ses créations. Sa silhouette fluette enferme une grande détermination.
Elle souhaiterait vendre ses lampes en boutique, exposer davantage. Elle a même d'autres idées et ne s'interdit rien.
À raison.

Plus la lumière est forte, plus elle permet de voir loin."

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